vendredi 19 janvier 2007

Downsize me

Avant de parler de notre escapade wellingtonienne, j’aimerais parler de ce qui nous ait tombé dessus cette semaine.

Pour ceux qui ne le savaient pas, Julie était une temp, c'est-à-dire une intérimaire. Ici, le statut est assez complexe et grosso modo, un employeur ne peut pas embaucher un intérimaire comme ca, il faut le racheter a l’agence d’intérim. Bon c’est peut-être comme ca en France en fait j’en sais rien. Et ca coute cher et on croyait que c’était la raison pour laquelle, ils ne voulaient pas la reprendre. Donc au moment du christmas break on a dit au revoir à Julie. En pensant que peut-être ils se rendraient compte a quel point son poste était vital.

Nous étions dans l’erreur…

Suspens…

Rentrée 2007. Première semaine. Je vais donc travailler seul. Snif. J’en ai marre du boulot et me dit qu’il est temps de passer a autre chose. Et puis, un mail arrive. Tout le monde doit être présent pour une réunion jeudi après midi. Personne ne sait de quoi il s’agit. Jeudi. Dans un Novotel. La réunion commence comme une réunion de début d’année devant le staff de la boite au grand complet. Bilans, prospectives, chiffres, bravo les gars vous avez assures. Et puis annonce d’une opportunité. Présentation du gamin sortit d’une pub Calvin Klein. C’est le patron d’un concurrent. Le mec dirige une boite de 12 personnes et on apprend qu’il nous rachète. Mais évidemment pas de façon aussi brutale hein ? Avec des jolis mots, des postes redondants. Dont on envisagerait éventuellement peut-être, de penser à l’idée qu’il serait supprimé.

Voila. Réorganisation, restructure, les mots sont lâchés. Notre ancien patron qui devient le PDG de la nouvelle boite doit avoir des dollars dans les yeux lorsqu’il s’efforce de se montrer compatissant alors que tout le monde accuse le choc. Moi je suis pas licencié, puisque je suis en CDI. Je vais juste finir mon contrat. Les autres sont redondants.

Ce qu’il faut savoir, c’est que notre boite fait une bonne centaine de personnes. Et que c’est une boite de 12 employés qui nous rachète. Le lendemain (vendredi donc, soit aujourd’hui), on apprend que la situation de la boite est pire que prévue. Les informaticiens sont tous débarqués pour être remplacés par ceux de nos nouveaux patrons. L’équipe de commerciaux sont réduits aux 2/3, l’équipe graphique passe d’une petite dizaine de personnes a… 2. Et je passe d’autres départements. 80% de gens sur le carreau. La quasi totalité du management (ah bah ca notre CEO, il pouvait les avoir ses dollars dans les yeux) passe a la trappe, dont notre supérieure qui s’était défoncée juste avant les vacances pour qu’on finisse tout notre travail en retard.

Bon ben c’est pas grave, moi je voulais partir.

mercredi 6 décembre 2006

Graphics Team à APN Infomedia

Voici notre équipe de travail. La photo a été prise pour le départ de Anita (devant moi sur la photo avec le T-shirt à rayures rose et blanc), attachée au département data qui s’occupait de gérer les transactions entre les deux services.



De gauche à droite…

Rang du haut:
- Pete qui se frotte l’œil, spécialisé dans les pubs animées
- Thomas, a été transféré de notre équipe au département informatique deux semaines après que je sois arrivée
- Nico
- Natalie, Ukrainienne qui s’occupe d’envoyer les mails de "proof" aux clients leur demandant de vérifier leurs pubs
- Nga, s’occupe des plaquettes, affiches, couvertures des cartes, etc.
- Emma, notre chef
- Claudia, Argentino-brésilienne, spécialisée dans les pubs créées sous dream weaver et les versions imprimables des pubs en ligne
- James, Coréen, fait tous les styles de pub qu’on lui donne

Rang du bas:
- Steve, fait tous les styles de pubs qu’on lui donne et principalement les "rework"
- Erin, la plus jeune de l’équipe, fait tous les styles de pubs et principalement les pubs pour les compagnies qui ont plusieurs branches
- Anita
- Moi
- Marianna, Américano-ukrainienne qui parle français, elle s’occupe de vérifier les pubs (orthographe, photos correctement utilisées, etc.) avant de les envoyer en proof aux clients et me seconde dès qu'il y a trop de boulot à mon poste
- Kathy, bras droit de Emma, elle s’occupe des pubs des clients délicats

jeudi 30 novembre 2006

New Zooland

New Zooland, c'était sous ce sobriquet que U2 avait baptise sa tournée Zoo TV chez les Kiwis. Ils n'étaient pas venus depuis la tournée POP MART en 97. Du coup, inutile de dire que les places des deux concerts initialement prévus en mars s'étaient vendues comme des petits pains. Lorsque ces concerts ont été annulés pour des raisons qui m'échappent et reportes au mois de novembre (les 24 et 25 novembre derniers pour être précis) on s'était dit que c'était la, une opportunité unique de se rattraper après le placement douloureux du concert parisien de juillet 2005, comme le prouve la photo suivante.


On ne peut faire plus à l'opposé de le scène. Et encore, je ne raconte pas la galère pour pécho ces billets. Bref. Le concert avait été excellent, vraiment excellent et pourtant je hais de toutes mes tripes les 2 derniers albums de U2 et l'attitude de kéké-sérieux de Bono. Mais ils étaient bons, on retrouvait lors du concert l'ambiance bonne déconne de Zoo TV ou du Pop-Mart tour.

Retour en Nouvelle Zélande, vendredi 24 novembre, juste après le boulot:
Malheureusement, les tickets étaient encore sold-out. Seulement, avant le concert parisien on voyait des gens vendre ça et là des billets a la sauvette, pour des prix normaux. Suivant la même logique, on se dit que devant le Mount Smart Stadium d'Auckland ce sera la même chose. Premières impressions. Raté, personne ne vend ses billets et sur e-bay, ils étaient deux fois plus cher. Et puis on repère une petite cabine a l'une des entrées du stade ou des gens viennent retirer des tickets achetés sur le net. On va demander, naïf qu'on est, s'ils ont des billets. En effet. C'est avec les yeux ronds comme des queues de pelle qu'on sort la carte de paiement. 2 tickets General Admission (la fosse quoi) pour le prix de vente normal a la billetterie tardive. On rentre dans le stade, on se dit qu'il y a déjà pas mal de monde, mais on se trompe, on rentre dans le carre de l'avant scène, un endroit peinard ou l'on est sur de ne pas se faire écrasé par la foule et ou l'on est près a toucher la scène. Soit le symétrique inverse de notre placement du concert parisien. Malheureusement, c'est compter sans le temps pourri de la Nouvelle Zélande et il pleut.




Première partie: Kanye West. Une fois de plus la première partie souffre d'une balance encore foireuse et la voix du rappeur se perd dans le quintette a corde qu'il a invite sur scène pour l'accompagner. Toutefois, il a joue ses tubes (Golddigger, Jesus Walk with Me, Touch the Sky, 'Eard The Say) mais le public était assez froid et il pleuvait.





Puis assez longue attente avant que u2 n'arrive, mais l'avantage d'être dans cette partie de la fosse nous permet de nous dégourdir les jambes de temps en temps et CA TUE. Et puis en plus, on regarde les gesticulations d'un pathétique bonhomme qui se prend pour Bono et qui se fait prendre en photo par tout le monde.




Puis les premiers mesures de Wake Up de Arcade Fire sonnent pour annoncer l'arrivée de u2 sur scène.
Au final, le concert en soit était un peu décevant, le groupe, reprenant une tournée interrompue était en petite forme, les procédés de mise en scène moins nombreux qu'avant et Bono de retomber dans ses petits travers de boulet moralisateur. Au moins on aura eut droit a One Tree Hill, chanson hommage a un roadie kiwi tue a moto et nom d'un parc d'Auckland (et accessoirement chanson de l'album Joshua Tree). Et puis il faisait froid, même si la pluie s'était arrêtée. Bref, un concert sympathique parce que bien placé et que ça aide, mais bon, va falloir se réveiller les vieux la!










mercredi 8 novembre 2006

Motive tes troupes

On avait déjà été témoins du cirque façon messe d'entreprise. On rassemble tout le monde ou un département entier et on fait l'élégie des plus méritants. Et pour couronner le tout on leur file des bons de réduction dans les magasins du coin. Cette fois, c'est moi qui y ait eu le droit. En effet, j'ai abattu lundi dernier 39 publicités en une journée. Voila un exemple de ce que j'ai fait (je crois même que celle la a été faite ce lundi).

http://www.ubd.co.nz/company-profiles/144416/default.aspx

Le logo est une version retravaillée de ce qu'on trouve sur le site. Bref, faut abattre a toute vitesse les pubs sur Photoshop et ce que vous voyez est l'exemple le plus simple du boulot qu'on a a faire. Super vous diriez vous. Sauf que ca m'a mit en colère. Pour plusieurs raisons.

D'une je bosse pas pour les cadeaux et la gratitude impersonnelle et artificielle que représente un bon d'achat de 20 dollars. Moi, c'est le cheque qui tombe le 15 du mois et le plaisir de travailler enfin dans une branche un peu proche de ma passion.

De deux, c'est le fait que nous les graphistes on est récompenses sur notre travail facilement quantifiable. Julie s'investit bien plus et je ne vois pas nos supérieurs hiérarchiques l'honorer, simplement parce que c'est moins évident (et accessoirement, il y a de grosses taches au dessus de nous).

De trois, je trouve que ca instaure un esprit de compétition dont personnellement je me passerais bien. On est très en retard sur les pubs et il faut les créer a la chaine, c'est tout ce dont j'ai besoin pour comprendre qu'il faut en mettre un bon coup. Pas besoin d'agiter une vaine carotte, c'est bon, on est pas des abrutis non plus.

Et de quatre et ce sera la morale de cette histoire. Ca fait naitre en moi des sentiments contradictoires. Ce que j'ai omis de préciser, c'est que j'avais la médaille de bronze, derrière Erin la cagole et ses 43 pubs et James avec 42 pubs. Evidemment leurs bons de réductions sont plus importants. Et comme je ne m'étais pas vante que mardi j'avais fait 44 pubs, j'étais dégouté de ne pas avoir eut droit a la médaille d'or et les 50 dollars de bon d'achat. Pffff, faut jamais sous-estimer l'enflure qui est en vous.

mardi 7 novembre 2006

Tout vient à point… (enfin, presque)

Suite de mon épopée à la recherche de cours de danse "corrects".

Le 9 octobre commençait le 4ème trimestre de l’année et avec lui la possibilité de suivre de nouveaux cours de danse.

J’ai donc testé :

Un cours de contemporain niveau 3 dans une école d’arts et du spectacle
Prof très très bien, mais dans l’incapacité de faire le cours comme elle le voulait car la moitié des élèves n’avait pas le niveau. Pour ceux qui s’y connaissent en danse, il a fallu qu’elle explique (à un niveau 3 donc) comment faire des grands jetés… assez hallucinant!


Un cours de jazz à la Victoria Phillips Jazz Academy
Alors dit comme ça, le nom en jette. En fait c’est une école de jazz toute simple, qui marche sur le même mode que la plupart des écoles françaises. Les filles payent à l’année (et non au cours) et font un spectacle en fin d’année scolaire (en décembre donc pour l’hémisphère sud).

Je suis donc arrivée en pleine période de gala de fin d’année, en me disant que ça ne servait à rien d’être venue car comme tout le monde le sait en période de gala, plus de cours, seulement des répétions. Et bien en fait, la prof m’a proposé d’apprendre les chorégraphies et de faire le spectacle avec eux. J’ai accepté bien sur même si les filles ont une moyenne d’âge de 16 ans et que le style de danse proposé n’est pas mon fort (on appelle ça du BTC entre nous… ceux qui ont suivi nos aventures à New York l’été dernier devraient comprendre). Ca me fera monter sur scène, c’est déjà ça. Et puis cerise sur le gâteau, parmi les deux chorégraphies que je vais danser il y a un French Cancan!!! Danser un French Cancan à l’autre bout du monde c’est quand même pas donné à tout le monde!


Un cours de Jazz à City Dance
Je suis également retournée à l’école de danse qui se trouve à côté de chez nous car il était affiché qu’ils étaient en train de changer leur staff. La nouvelle demoiselle qui donne le seul et unique cours de jazz niveau 3 de l’école est très très bien! ENFIN! Un vrai cours comme il faut qui échauffe bien avec une chorégraphie assez sympa, ça faisait du bien…

D’une pierre deux coups. Quand j’ai vu qu’ils cherchaient des nouveaux profs j’ai donné mon CV en me disant on sait jamais. Et ça a payé. Je vais donner un cours de danse contemporaine (niveau 1 malheureusement, le contemporain ça ne marche pas fort du tout ici) tous les jeudi soir pendant une heure. Rien de fantastique, mais de quoi rajouter une expérience sur mon CV.