jeudi 30 novembre 2006

New Zooland

New Zooland, c'était sous ce sobriquet que U2 avait baptise sa tournée Zoo TV chez les Kiwis. Ils n'étaient pas venus depuis la tournée POP MART en 97. Du coup, inutile de dire que les places des deux concerts initialement prévus en mars s'étaient vendues comme des petits pains. Lorsque ces concerts ont été annulés pour des raisons qui m'échappent et reportes au mois de novembre (les 24 et 25 novembre derniers pour être précis) on s'était dit que c'était la, une opportunité unique de se rattraper après le placement douloureux du concert parisien de juillet 2005, comme le prouve la photo suivante.


On ne peut faire plus à l'opposé de le scène. Et encore, je ne raconte pas la galère pour pécho ces billets. Bref. Le concert avait été excellent, vraiment excellent et pourtant je hais de toutes mes tripes les 2 derniers albums de U2 et l'attitude de kéké-sérieux de Bono. Mais ils étaient bons, on retrouvait lors du concert l'ambiance bonne déconne de Zoo TV ou du Pop-Mart tour.

Retour en Nouvelle Zélande, vendredi 24 novembre, juste après le boulot:
Malheureusement, les tickets étaient encore sold-out. Seulement, avant le concert parisien on voyait des gens vendre ça et là des billets a la sauvette, pour des prix normaux. Suivant la même logique, on se dit que devant le Mount Smart Stadium d'Auckland ce sera la même chose. Premières impressions. Raté, personne ne vend ses billets et sur e-bay, ils étaient deux fois plus cher. Et puis on repère une petite cabine a l'une des entrées du stade ou des gens viennent retirer des tickets achetés sur le net. On va demander, naïf qu'on est, s'ils ont des billets. En effet. C'est avec les yeux ronds comme des queues de pelle qu'on sort la carte de paiement. 2 tickets General Admission (la fosse quoi) pour le prix de vente normal a la billetterie tardive. On rentre dans le stade, on se dit qu'il y a déjà pas mal de monde, mais on se trompe, on rentre dans le carre de l'avant scène, un endroit peinard ou l'on est sur de ne pas se faire écrasé par la foule et ou l'on est près a toucher la scène. Soit le symétrique inverse de notre placement du concert parisien. Malheureusement, c'est compter sans le temps pourri de la Nouvelle Zélande et il pleut.




Première partie: Kanye West. Une fois de plus la première partie souffre d'une balance encore foireuse et la voix du rappeur se perd dans le quintette a corde qu'il a invite sur scène pour l'accompagner. Toutefois, il a joue ses tubes (Golddigger, Jesus Walk with Me, Touch the Sky, 'Eard The Say) mais le public était assez froid et il pleuvait.





Puis assez longue attente avant que u2 n'arrive, mais l'avantage d'être dans cette partie de la fosse nous permet de nous dégourdir les jambes de temps en temps et CA TUE. Et puis en plus, on regarde les gesticulations d'un pathétique bonhomme qui se prend pour Bono et qui se fait prendre en photo par tout le monde.




Puis les premiers mesures de Wake Up de Arcade Fire sonnent pour annoncer l'arrivée de u2 sur scène.
Au final, le concert en soit était un peu décevant, le groupe, reprenant une tournée interrompue était en petite forme, les procédés de mise en scène moins nombreux qu'avant et Bono de retomber dans ses petits travers de boulet moralisateur. Au moins on aura eut droit a One Tree Hill, chanson hommage a un roadie kiwi tue a moto et nom d'un parc d'Auckland (et accessoirement chanson de l'album Joshua Tree). Et puis il faisait froid, même si la pluie s'était arrêtée. Bref, un concert sympathique parce que bien placé et que ça aide, mais bon, va falloir se réveiller les vieux la!










mercredi 8 novembre 2006

Motive tes troupes

On avait déjà été témoins du cirque façon messe d'entreprise. On rassemble tout le monde ou un département entier et on fait l'élégie des plus méritants. Et pour couronner le tout on leur file des bons de réduction dans les magasins du coin. Cette fois, c'est moi qui y ait eu le droit. En effet, j'ai abattu lundi dernier 39 publicités en une journée. Voila un exemple de ce que j'ai fait (je crois même que celle la a été faite ce lundi).

http://www.ubd.co.nz/company-profiles/144416/default.aspx

Le logo est une version retravaillée de ce qu'on trouve sur le site. Bref, faut abattre a toute vitesse les pubs sur Photoshop et ce que vous voyez est l'exemple le plus simple du boulot qu'on a a faire. Super vous diriez vous. Sauf que ca m'a mit en colère. Pour plusieurs raisons.

D'une je bosse pas pour les cadeaux et la gratitude impersonnelle et artificielle que représente un bon d'achat de 20 dollars. Moi, c'est le cheque qui tombe le 15 du mois et le plaisir de travailler enfin dans une branche un peu proche de ma passion.

De deux, c'est le fait que nous les graphistes on est récompenses sur notre travail facilement quantifiable. Julie s'investit bien plus et je ne vois pas nos supérieurs hiérarchiques l'honorer, simplement parce que c'est moins évident (et accessoirement, il y a de grosses taches au dessus de nous).

De trois, je trouve que ca instaure un esprit de compétition dont personnellement je me passerais bien. On est très en retard sur les pubs et il faut les créer a la chaine, c'est tout ce dont j'ai besoin pour comprendre qu'il faut en mettre un bon coup. Pas besoin d'agiter une vaine carotte, c'est bon, on est pas des abrutis non plus.

Et de quatre et ce sera la morale de cette histoire. Ca fait naitre en moi des sentiments contradictoires. Ce que j'ai omis de préciser, c'est que j'avais la médaille de bronze, derrière Erin la cagole et ses 43 pubs et James avec 42 pubs. Evidemment leurs bons de réductions sont plus importants. Et comme je ne m'étais pas vante que mardi j'avais fait 44 pubs, j'étais dégouté de ne pas avoir eut droit a la médaille d'or et les 50 dollars de bon d'achat. Pffff, faut jamais sous-estimer l'enflure qui est en vous.

mardi 7 novembre 2006

Tout vient à point… (enfin, presque)

Suite de mon épopée à la recherche de cours de danse "corrects".

Le 9 octobre commençait le 4ème trimestre de l’année et avec lui la possibilité de suivre de nouveaux cours de danse.

J’ai donc testé :

Un cours de contemporain niveau 3 dans une école d’arts et du spectacle
Prof très très bien, mais dans l’incapacité de faire le cours comme elle le voulait car la moitié des élèves n’avait pas le niveau. Pour ceux qui s’y connaissent en danse, il a fallu qu’elle explique (à un niveau 3 donc) comment faire des grands jetés… assez hallucinant!


Un cours de jazz à la Victoria Phillips Jazz Academy
Alors dit comme ça, le nom en jette. En fait c’est une école de jazz toute simple, qui marche sur le même mode que la plupart des écoles françaises. Les filles payent à l’année (et non au cours) et font un spectacle en fin d’année scolaire (en décembre donc pour l’hémisphère sud).

Je suis donc arrivée en pleine période de gala de fin d’année, en me disant que ça ne servait à rien d’être venue car comme tout le monde le sait en période de gala, plus de cours, seulement des répétions. Et bien en fait, la prof m’a proposé d’apprendre les chorégraphies et de faire le spectacle avec eux. J’ai accepté bien sur même si les filles ont une moyenne d’âge de 16 ans et que le style de danse proposé n’est pas mon fort (on appelle ça du BTC entre nous… ceux qui ont suivi nos aventures à New York l’été dernier devraient comprendre). Ca me fera monter sur scène, c’est déjà ça. Et puis cerise sur le gâteau, parmi les deux chorégraphies que je vais danser il y a un French Cancan!!! Danser un French Cancan à l’autre bout du monde c’est quand même pas donné à tout le monde!


Un cours de Jazz à City Dance
Je suis également retournée à l’école de danse qui se trouve à côté de chez nous car il était affiché qu’ils étaient en train de changer leur staff. La nouvelle demoiselle qui donne le seul et unique cours de jazz niveau 3 de l’école est très très bien! ENFIN! Un vrai cours comme il faut qui échauffe bien avec une chorégraphie assez sympa, ça faisait du bien…

D’une pierre deux coups. Quand j’ai vu qu’ils cherchaient des nouveaux profs j’ai donné mon CV en me disant on sait jamais. Et ça a payé. Je vais donner un cours de danse contemporaine (niveau 1 malheureusement, le contemporain ça ne marche pas fort du tout ici) tous les jeudi soir pendant une heure. Rien de fantastique, mais de quoi rajouter une expérience sur mon CV.


samedi 14 octobre 2006

Money money money !


Loin de nous de dire que la Nouvelle-Zélande c’est génial et que la France ça pue et que de toute façon on avait bien raison de s’en aller passque la France va mal, elle va droit dans le mur, c’est une catastrophe, t’façon les français sont des veaux, c’est bien connu, peuple de blaireaux tout ça. Non. Il est également hasardeux de comparer le fonctionnement d’un pays peuplé de 4 millions d’habitants face à un pays qui en compte 60 millions. De même qu’il m’est interdit de sortir les clichés habituels sur les impôts et ses vampires du fisc. C’est ainsi et agiter les bras comme un con n’y changera rien et ne donnera qu’un arrière goût de conversation de café du commerce.

Toutefois, il n’est pas interdit d’apprécier la souplesse du régime néo-zélandais. Renseignements pris, depuis 1984, l’état Kiwi s’efforce de simplifier au maximum les charges de fonctionnement du gouvernement sans en diminuer son efficacité. A commencer par le régime des impôts. En clair, charges, taxes et autres impôts sont directement prélevés à la source. Bon en France on a la mensualisation me direz-vous. Certes, cela étant ça reste un prélèvement d’une année sur l’autre. Mais peu importe. Là où l’on apprécie aussi la simplicité du système, c’est les impôts locaux sont fondus dans les loyers (pour les propriétaires, là, je n’aurais pas de réponse à donner) qui restent quand même assez bas (pour mémoire, environ 600 euros par mois pour notre appartement de 45 m² en centre ville, meublé et tout équipé).

Tout cela pour dire que je viens d’avoir mon premier salaire (payé en totalité tous les mois, le 15 du mois pour le mois en cours) et de ces 1500 euros mérités à la sueur de mon front et de ma souris, je n’aurais pas à prévoir que l’an prochain je devrais en garder une certaine somme à reverser en impôts iniques et injustes prélevés sur le dos des contribuables pendant que le gouvernement fédéral et l’ONU se gavent sur l’autre dos des honnêtes travailleurs américains et que (« Paulo, tu me remets une chopine de Kro ! »). Enfin bref, non c’est bien, c’est agréable et du coup je me suis acheté deux t-shirts pour fêter ça. Et pour Julie c’était une chemise et un t-shirt. Trop bien. Youhou !

dimanche 1 octobre 2006

Cours de danse, dur dur...


Pour reprendre l’expression célèbre de Nico, les cours de danse ici, c’est pas le Pérou… Il faut s’accrocher et être vraiment motivé.

Dans un premier temps, il faut percer le mystère des styles proposés. En effet dans la même école vous n’aurez qu’un seul cours de danse contemporaine sur l’ensemble de la semaine mais en revanche de nombreux cours de Hip hop, Girls Hip hop, Hip hop pop for girls et Popping… Il faut se rendre à l’évidence ici c’est plutôt le Hip hop donc qui marche, ainsi que les danses de salon. Les styles plus "basiques" se retrouvent ainsi noyés dans une grille bi-goût peu intéressante.

Ceci dit je suis quand même tentée par tester un cours de Hip hop pop for girls, rien que pour son superbe intitulé…

Deuxième énigme de ces grilles, le niveau des cours. Il n’existe que 3 niveaux répartis très inégalement une fois de plus:
- niveau 1 (débutants) = 65% des cours proposés
- niveau 2 (entre 2 et 5 ans de danse) = 30% des cours proposés
- niveau 3 (plus de 5 ans de danse) = 5% des cours proposés

Autant dire que j’ai vraiment du mal à trouver mon bonheur. J’y suis quand même allée en me disant que ça ne me ferai pas de mal… Mais en fait si… Non content de me démoraliser - à cause du faible niveau des cours et des chorégraphies peu intéressantes que l’on a le temps de danser qu’une seule fois -, les échauffements ne sont pas suffisants et on tient à peine sur nos jambes, à la limite de se tordre les chevilles quand on fait des sauts.

Le pompon dans l’histoire va au cours que j’ai tenté de prendre jeudi dernier… Je dis bien tenté car je me suis plus ou moins faite virée: "Il vaudrait mieux que vous rentriez chez vous et que vous vous fassiez rembourser car ce cours est beaucoup trop basique pour votre niveau"… Hum. La honte totale, se faire virer d’un cours de danse parce qu’on a un niveau supérieur aux autres…

Bon, je ne baisse pas les bras, avec le 4ème trimestre qui commence le 9 octobre je vais pouvoir aller tester les cours open d’une fac d’arts du spectacle (des cours non universitaires en fin de journée) qui ne prend de nouveaux élèves qu’en début de trimestre. Bon, c’est pas le plus pratique (j’aurai en gros 1h de bus aller-retour) et là aussi il n’y a que 3 niveaux, mais je me dis que ça ne peut pas être pire que les écoles de centre ville…